Train de nuit Paris-Briançon : la commande de nouveau matériel est suspendue
180 voitures et 27 locomotives pour les trains de nuit : c’était la teneur de l’appel d’offre lancé par l’État en février dernier. Une commande à 1 milliard d’euros destinée à renouveler le matériel vieillissant de ces lignes, avec en vue l’échéance des JO 2030.
Mais pour investir, il faut un budget, et l’État n’en a pas pour 2026, puisque les députés n’ont pas voté le projet de loi de finances. Conséquence très concrète : le renouvellement des matériels pour les trains nuit devra attendre.
Philippe Tabarot, le ministre des transports, l’a annoncé sur l’antenne de RTL mardi 23 décembre : « J’avais une commande à lancer au mois de janvier pour de nombreux trains de nuit. On se prépare à l’échéance 2030, on a besoin de moderniser ce matériel. La commande d’environ un milliard d’euros que je devais passer début janvier ne pourra pas être passée. C’est la conséquence du non-vote du budget avant le 31 décembre et la loi spéciale ne nous permettra pas de faire ces investissements. »
« Quatre ans c’est trop court »
Valérie Rossi, députée de la deuxième circonscription des Hautes-Alpes, réagit sur Facebook aux propos du ministre des transports, estimant que, budget 2026 ou pas, « quatre ans c’est trop court pour commander, homologuer et fabriquer des trains. Quand on n’a pas les moyens de se payer un transport correct, on ne promet pas des Jeux Olympiques ».
Pour rappel, l’Intercité Paris-Briançon détient la palme du train le plus en retard de France : seuls 52 % des trains de cette ligne sont à l’heure.