Le point sur les travaux en cours dans le centre de Guillestre

Création de logements dans le centre ancien, rénovation de la mairie et du cinéma : le centre-bourg de Guillestre est en travaux ce printemps.

Dans un article précédent (lire ici), nous avons évoqué le chantier de la place Albert qui vient de démarrer pour construire 13 logements sociaux, disponibles à l’automne 2026. C’est le bailleur social privé 3F Sud qui est le maître d’ouvrage de cette opération.

La commune de Guillestre quant à elle n’est pas en reste pour la création de nouveaux logements dans des bâtiments anciens inoccupés du centre historique. Elle a acquis fin 2022 la maison vigneronne, actuellement en cours de réhabilitation. Maxime Bérard est l’adjoint en charge de l’urbanisme à Guillestre.

Depuis quelques années, la commune a une politique ambitieuse en matière de réhabilitation de logements dans le centre ancien.. Pour cela il a fallu mener une politique assez coercitive auprès des propriétaires. Certains propriétaires ont rénové d’eux mêmes leurs logements et ont permis l’installation de nouveaux ménages à Guillestre. D’autres ont souhaité céder ces immeubles à la commune. C’est le cas de la maison vigneronne qui est en cours de réhabilitation. Elle sera vendue en plateau nu, hors d’eau hors d’air pour y réaliser un logement à l’année.

La procédure d’acquisition par la commune de quatre autres immeubles du centre ancien est en cours, pour les réhabilitater selon le même principe que la maison vigneronne. Par ailleurs, cinq immeubles privés, toujours dans le quartier historique de la Frairie, font l’objet d’une obligation de travaux, en vue là aussi de la création de logements.

Au total, une quinzaine de logements devraient être mis sur le marché à l’issue de ce programme de réhabilitation du centre ancien impulsé par la commune. Ils viendront s’ajouter aux 13 logements sociaux de la place Albert.

Deux autres chantiers d’ampleur sont en cours à Guillestre : la rénovation de la mairie et celle du cinéma.

La mairie a été construite dans les années 1970 par l’architecte Achille de Panaskhet, à qui l’on doit également la salle des fêtes et la cité scolaire d’Embrun ou encore l’église de Savines-le-Lac. Après plus de 55 ans d’existence, le bâtiment avait besoin d’un sérieux lifting. L’opération a pu être programmée quand la trésorerie a fermé, libérant ainsi le local attenant. Maxime Bérard est adjoint en charge de l’urbanisme à Guillestre.

Suite au départ de la trésorerie, on a mené une réflexion d’ensemble pour définir l’avenir du bâtiment pour les 20 à 30 prochaines années. Trois objectifs ont guidé le projet : premièrement, la rénovation énergétique (avec une isolation par l’intérieur, car le bâtiment étant classé, l’isolation extérieure n’était pas possible) ; deuxièmement l’amélioration des accès, notamment pour les personnes à mobilité réduite (par exemple un monte-personne permettra d’accéder à l’étage) ; troisièmement améliorer l’environnement de travail des agents municipaux.

Le nouveau bâtiment, réunissant anciennes mairie et trésorerie, abritera aussi une salle réservée aux associations. Le montant des travaux est de 1 150 000 euros HT, subventionnés à 64 % par le Département, la Région et l’État. La réouverture de la mairie est prévue pour août 2025.

Quant au cinéma Le Riou Bel, il est abrité dans un bâtiment qui lui aussi date des années 1970. Comme pour la mairie, la rénovation s’imposait.

Les sièges du cinéma n’étaient pas confortables, et il y avait des problèmes de chauffage dans la salle. On a donc voulu moderniser le cinéma pour répondre aux attentes de la clientèle. Pour proposer une formule attractive, on a choisi de proposer un aménagement de la salle avec des petits boxes pouvant accueillir plusieurs personnes, familles ou groupes. On pourra s’y faire servir des plateaux-repas froids, commandés auprès des exploitants du cinéma.

La nouvelle salle comportera une demi-douzaine de salons de ce type. Les spectateurs pourront y prendre place même s’ils ne souhaitent pas consommer les planches fromage ou charcuterie.

Avec ces aménagements, la capacité d’accueil du Riou Bel sera divisée par deux, passant de 186 à 93 sièges. Les tarifs resteront inchangés à la réouverture du cinéma prévue début juillet. Le coût des travaux est de 507 000 euros HT, subventionnés à 70 % par l’État, la Région, le Département et le Centre National du Cinéma.