Hautes-Alpes : en vigilance grand froid, les associations d’aide aux plus démunis sur le qui-vive
En vigilance grand froid Météo France, les Hautes-Alpes sont frappées par des températures glaciales. Pour les personnes sans-abri ou habitant dans leur véhicule, les risques sont plus grands, d’où la vigilance des associations.
-20,5°C à Ristolas, -15°C à Ancelles, -12,2°C à Tallard. Les températures minimales sont bien en-dessous des normales de saison, et le vent accentue encore le froid ressenti . Contactée, la préfecture des Hautes-Alpes indique que « le plan grand froid est actif dans sa couleur jaune. Il n’est pas prévu à ce stade un passage en orange. »
En cas de plan grand froid, plus de maraudes et plus d’hébergements d’urgence
En général, la Croix Rouge de l’Embrunais et du Guillestrois effectue des maraudes le mardi et le vendredi. « En plan grand froid, nous en faisons tous les soirs, explique Mireille Serres, la présidente. Les maraudes, c’est « aller vers les personnes qui sont dans les rues ou les squats pour leur offrir une boisson chaude, des vêtements chauds et un duvet et les diriger vers des hébergements d’urgence qui sont sur Gap et Briançon. »
Le département des Hautes-Alpes dispose de 170 places d’hébergement d’urgence, dont une centaine sont situées au camping Napoléon à Gap. La gestion de ces places est confiée à l’association Coallia. En cas de déclenchement du plan grand froid, et selon l’intensité de celui-ci, celle-ci se voit allouer temporairement des moyens supplémentaires, indique l’adjoint de direction Jean-Daniel Belmont. « Les gens peuvent venir se restaurer et se mettre au chaud jusqu’à 18 heures ». grâce à des horaires étendus pour l’accueil de jour, qui est inconditionnel. Quant à l’hébergement, « Coallia sollicite tous ses partenaires hôteliers pour pouvoir mettre les gens à l’abri », précise Jean-Daniel Belmont.
Peu de neige, moins d’emplois, plus de personnes sans hébergement
Parmi les personnes qui sollicitent un hébergement d’urgence via le 115, les Hautes-Alpes ont la particularité de compter de nombreuses personnes qui vivent en van, camion ou voiture. Avec le manque de neige, les stations embauchent moins de saisonniers que d’ordinaire. Certains employeurs fournissent des logements à l’embauche, si bien que « des gens viennent l’hiver pour trouver un travail saisonnier, n’ont pas forcément d’hébergement et se retrouvent finalement dans leur voiture » faute d’avoir décroché un contrat, analyse Jean-Daniel Belmont. « C’est une spécificité des Hautes-Alpes, qui proposent beaucoup de travail saisonnier. »