La section centrale de la rocade toujours à l'arrêt © DREAL
Le chantier du secteur Aurouze/Varsie de la rocade de Gap est à l'arrêt depuis septembre 2025 © DREAL

Rocade de Gap : la section centrale ne sera finalement pas achevée avant fin 2026

Les travaux de la section centrale de la rocade de Gap ne seront finalement pas terminés avant fin 2026 . La portion comprise entre les ronds-points de la rue Charles-Aurouze et de Varsie devait ouvrir fin 2025, mais le chantier s'est arrêté en septembre dernier. En cause : un glissement de terrain sur près de 150 mètres.

Ce 7 juillet, le préfet des Hautes-Alpes a fait le point sur le dossier lors d'une rencontre avec la presse. « Un sujet de colère » pour Philippe Bailbé. Il confie : « Lorsque l'on engage des travaux de cette importance, il est inimaginable de se retrouver quelques mois avant l'inauguration avec sur un tracé de 1,5 km, 150 mètres en train de glisser. »

Les premières expertises évoquent trois glissements « emboîtés », provoqués par une combinaison de facteurs : la nature particulièrement friable du terrain, le poids des remblais et les précipitations.

Une partie du remblai a déjà été retirée. Les travaux reprendront dès la semaine prochaine pour enlever cette fois l'intégralité du remblai sur la zone concernée.

Un comité de pilotage réuni fin août

Le préfet l'assure : « la reprise des travaux est une priorité ». Pour ce faire, le maître d’œuvre a formulé des propositions : « Pour simplifier à la fois pieuter et clouter, et enfin consolider la colline elle-même pour stabiliser. Une opération d'assez grande envergure mais limitée sur ces 150 mètres » résume le préfet.

Des propositions qui doivent encore être discutées avec le Cerema, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. Les échanges étant toujours en cours, le comité de pilotage, initialement prévu début juillet, se réunira fin août.

Des responsabilités encore à établir

Quant aux responsabilités, le préfet rappelle que des études avaient déjà mis en évidence une instabilité du terrain. Selon Philippe Bailbé, des marges auraient été prises entre les préconisations et les renforcements réalisés sur le chantier. « Il appartiendra aux experts techniques et à la justice de déterminer les responsabilités, qui pourraient être partagées. »

Impossible pour le moment d'estimer le surcoût de l'opération.