Un test salivaire porteur d’espoir pour diagnostiquer l’endométriose
Longtemps sous-diagnostiquée, l’endométriose touche pourtant de nombreuses femmes et peut avoir de lourdes conséquences sur la qualité de vie. Douleurs chroniques, errance médicale, nouveaux outils de diagnostic : le docteur Giacomo Serboli revient sur les enjeux de cette maladie et sur les avancées récentes dans sa prise en charge.
L’errance médicale encore très présente
L’endométriose se caractérise par la migration de tissu endométrial hors de l’utérus, provoquant des inflammations récurrentes et parfois des douleurs invalidantes.
Règles très douloureuses, douleurs pendant les rapports sexuels, troubles digestifs ou urinaires, fatigue chronique, migraines : les manifestations de l’endométriose sont multiples. Pourtant, beaucoup de femmes restent confrontées à une longue errance médicale malgré une meilleure sensibilisation du grand public et des professionnels de santé. « Les patientes ont parfois l’impression que leurs douleurs sont imaginaires », souligne le gynécologue. Selon lui, l’absence de diagnostic peut générer frustration, isolement et perte de confiance.
« Ce test salivaire est révolutionnaire »
Face à cette errance médicale, un nouvel outil a vu le jour : un test salivaire capable de détecter des micro-ARN associés à l’endométriose. Une avancée « révolutionnaire » pour les patientes dont les examens d’imagerie restent négatifs. « Les patientes sont soulagées d’avoir enfin une réponse », explique le spécialiste.
Le Centre hospitalier des Escartons de Briançon a choisi de poursuivre son utilisation après une phase d’expérimentation jugée concluante. « Les patientes sont soulagées d’avoir enfin une réponse », constate le praticien.
Au-delà du diagnostic, la prise en charge repose sur une approche multidisciplinaire : traitements hormonaux, chirurgie dans certains cas, mais aussi accompagnement psychologique, kinésithérapie, ostéopathie ou encore régimes anti-inflammatoires.
Enfin, Giacomo Serboli adresse un message clair aux auditrices : « Les douleurs ne sont jamais de fausses douleurs. » Une invitation à consulter et à ne plus banaliser des souffrances longtemps minimisées.