Municipales 2026 à Gap : Roger Didier sort du silence après la fusion de la gauche
Le maire de Gap, candidat à sa réélection, a décidé de prendre la parole publiquement, une première depuis le début de la campagne. Qualifiant les candidats de la gauche unie d’« apprentis », il a assuré n’être « pas inquiet » quant à l’issue du second tour des élections municipales.
Roger Didier, maire sortant de Gap (divers droite), a organisé lundi la première conférence de presse de sa campagne électorale. Une réunion organisée dans la foulée de l’annonce de la fusion des listes de gauche Union pour Gap et Ambitions pour Gap 2026 pour le second tour des élections municipales. Avec leurs deux scores cumulés au premier tour, respectivement 27 et 19 %, celles-ci surpassent les 40,5 % du maire, arrivé en tête.
Face à la presse, Roger Didier a souligné le travail accompli depuis son arrivée à son poste en 2007. « Je peux vous dire qu’en ce qui me concerne, c’est dès 7 h du matin, jusqu’à 22 h quelquefois. Et le quotidien, ce n’est pas uniquement le fait de couper un ruban ou d’aller inaugurer telle ou telle opération, mais véritablement le travail. Et le travail, ça paye, et je sais que le travail paiera », assène le maire sortant.
L’élu assure savoir « pouvoir compter sur ceux qui m’entourent pour que nous menions une action de fin de parcours de façon décisive. Et aujourd’hui, je ne vois vraiment pas pourquoi nous serions inquiets ». « L’arithmétique en matière politique ne fonctionne pas toujours. Et, sincèrement, je ne suis pas inquiet », a-t-il tenu à rassurer.
Une mobilisation face au « risque » que représentent « des apprentis »
Parti tardivement en campagne, pour, selon ses dires, ne pas mélanger les fonctions de maire et le rôle de candidat, Roger Didier compte mettre les bouchées doubles pour convaincre les électeurs de voter en sa faveur. « Avec mes collègues, on va aller au plus profond de la ville, sur toutes les places, dans toutes les rues », annonce l’élu, pour expliquer « ce que risque notre ville, si toutefois nous avons à sa tête des gens qui sont des apprentis. » Pour le maire sortant, « il faut poursuivre notre action et il ne faut pas la mettre aux mains de gens qui n’ont, pour ainsi dire, jamais touché de près ce qu’était la gestion d’une collectivité. »
Pendant ces quelques jours de campagne de l’entre-deux-tours, Roger Didier et ses colistiers mettront en avant trois mots d’ordre : « confiance, compétence, détermination ».
Ces valeurs mobiliseront-elles l’électorat gapençais en faveur du maire sortant ? Réponse dimanche soir.
L’interview de Roger Didier a été recueillie par notre correspondant Pierre Spitalier.