Lucie, fondatrice des Mamacitas © ram05

Hautes-Alpes : « Les Mamacitas », soirées pour « danser comme dans son salon » entre mères, font leur première à Embrun

Le concept « Maman sort danser », importé d’Allemagne, débarque sur les pistes de danse des Hautes-Alpes. Après une soirée de lancement au Rooftop à Embrun le 5 juin, l’entreprise Mamacitas, veut proposer un événement par saison, inspiré de ces soirées dédiées aux mères.

Après une année qu’elle qualifie de « compliquée », la fondatrice des « Mamacitas » Lucie, urbaniste à Embrun, tente d’alléger son quotidien, qui peut être « difficile » pour les jeunes parents. Quelques recherches lui font réaliser que les soirées « Maman sort danser » n’existent pas dans les Hautes-Alpes. Elle décide de s’inspirer du concept.

Danser comme dans son salon

« Pensée pour celles qui ont troqué les nuits blanches pour des réveils biberon… mais qui n’ont jamais perdu le goût de faire la fête ». Mère de deux filles, Lucie se reconnaît dans le public cible décrit sur le site de l’entreprise MAMAGEHTTANZEN, à l’origine de ces soirées centrées sur la danse et réservées aux femmes. « On se donne rendez-vous pour venir danser, même n’importe comment, comme dans notre salon sauf que dans notre salon il y a toujours quelqu’un dans nos pattes, un enfant, un mari, une compagne ». Pour les jeunes parents, le premier enfant peut mettre un coup de frein aux sorties. « Avec le deuxième on se dit qu’on n’a vraiment plus de temps », observe la fondatrice des Mamacitas.

Offrir une « safe place » pour faire la fête

Les Mamacitas posent trois principes : pas de nuits blanches mais des soirées qui tiennent dans un 19h – 23h, exclusivement féminines, et de la musique généraliste. Le tout dans un cadre sécurisant et bienveillant pour les femmes. « C’est un besoin d’être entre nous, d’être libéré du regard masculin, de la drague lourde, d’une main aux fesses mal placée. C’est aussi être libre de pouvoir discuter entre femmes des problématiques qui nous sont propres. L’idée c’est pas d’être contre les hommes mais plutôt d’être entre nous et de pouvoir se lâcher », détaille Lucie.

Première soirée à guichets fermés

« À la base je suis architecte urbaniste, donc rien à voir avec l’événementiel », sourit Lucie. Mais l’offre et la demande se sont trouvées et quelques jours seulement après l’ouverture de la billetterie, la soirée du 5 juin au Rooftop d’Embrun affiche complet, avec 175 réservations. Ce qui l’encourage à prolonger l’expérience au-delà du 5 juin.

Plusieurs franchises « Maman sort danser » ont émergé en France, mais Lucie a préféré opter pour une maîtrise du projet à 100 % en montant sa propre entreprise. Quitte à devoir toucher à tout. « J’aime la com’, j’aime rassembler les gens, j’aime dessiner… donc finalement j’ai beaucoup réfléchi mais la réponse était là depuis le début », explique-t-elle, même si le fonctionnement en franchise « peut rassurer, car on rentre dans quelque chose qui existe déjà et on n’a pas à tâtonner comme je viens de le faire ces derniers mois ».

« Se prendre pour Beyonce le temps de dix minutes »

Comme celles qui suivront, la soirée de lancement des Mamacitas a son thème : « disco », avec une DJ spécialiste du genre. Ses animations aussi : maquillage express et réflexologie proposés par des professionnelles. À l’inverse des soirées traditionnelles où les fêtards peuvent être anxieux à l’idée d’arriver trop tôt sur les lieux, les soirées Mamacitas recommandent la ponctualité, notamment pour le tour de chauffe à 20 heures : « on a rendez-vous avec une danseuse professionnelle pour nous booster avec un « power walk ». Moi je suis pas du monde de la danse et je ne savais pas ce que c’était. En gros c’est un peu se prendre pour Beyonce le temps de dix minutes. Donc c’est pas mal pour se chauffer. Et ensuite la DJ prend la main ».

Pour le prochain rendez-vous Mamacitas, il faudra attendre le mois de septembre. Le temps de faire un bilan de cette première expérience « avec les partenaires et les participantes », annonce Lucie.