L'hélicoptère du Samu peut désormais stationner à l'hôpital de Gap.

Gap : une nouvelle hélistation à l’hôpital pour un gain de temps précieux

Ce 8 juin, l’hôpital de Gap a inauguré sa nouvelle hélistation. Un hangar construit sur le toit de l’hôpital permet maintenant à l’hélicoptère médicalisé du SAMU, d’être directement basé au centre hospitalier.

Jusqu’à présent, l’hélicoptère du SAMU, surnommé l’hélismur, était stationné à Tallard. Désormais, pilotes, médecins et infirmiers seront directement sur place, à l’hôpital de Gap. Un hangar a été construit sur le toit de l’établissement offrant une base de vie pour les pilotes et un avitaillement possible pour l’hélicoptère.

Un gain de temps précieux dans un département où les distances, le relief et les conditions météorologiques compliquent parfois l’accès aux soins.

«On attendait ça depuis plusieurs années » confie Pierre Visintini, chef du service des urgences de l’hôpital.

Une infrastructure au service de l’urgence vitale

« Un gain de temps pour chacune des interventions est un gain de chance pour les patients » affirme Nicolas Razoux, directeur du groupement de territoire hospitalier des Alpes du Sud. Il explique : « On a ici les pilotes, les équipes et l’équipement. On réduit le temps entre le moment d’alerte et le départ en intervention. » Soit 24 minutes en moins sur les rotations. « Une réussite collective. »

L’inauguration s’est tenue lundi 8 juin.

Derrière la construction de cette nouvelle hélistation, un défi technique relevé par différentes entreprises gapençaises. Frédéric Schumacher, à la direction du Patrimoine et de la Logistique explique : « Il fallait vérifier que le bâtiment existant pouvait absorber ces 40 tonnes supplémentaires, ce qui n’était pas forcément assuré. Il y avait aussi la question de l’accès. Le seul accès sur le chantier, c’était une grue positionnée dans une cour logistique plus bas, tout était fait à distance, puisqu’on ne peut pas amener un camion sur le toit.»

« Une étape fondamentale » à l’horizon des JO

Coût de l’opération : 3,75 millions d’euros. Entièrement financé par l’ARS, l’agence régionale de santé Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Un engagement nécessaire pour Yann Bubien, son directeur : «C’est un financement conséquent mais nécessaire. On se devait de porter ce projet. Il y avait un besoin important d’une vraie hélistation à l’hôpital de Gap. Aujourd’hui, l’hélicoptère peut rester sur Gap, se ravitailler et évidement, on y gagne en temps. Cela va améliorer considérablement la vitesse de prise en charge. »

Pour le centre hospitalier, cette nouvelle infrastructure ne répond pas seulement aux besoins actuels. Elle doit aussi permettre d’anticiper les grands rendez-vous à venir, notamment les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Nicolas Razoux confie : « On avait besoin de sécuriser toutes nos missions héliportées dans ce calendrier. Clairement, on passe une étape fondamentale. On aura peut être besoin demain d’avoir du H24, un deuxième équipage. Et nous serons en capacité de le faire. »

Chaque année, l’hélismur du département réalise entre 500 et 600 interventions.