Embrun et Chorges : Une enquête et un plan d’action pour booster les commerces de centre-ville
C’est l’objectif de la mission de diagnostic et d’accompagnement lancée début avril par la Communauté de communes. Confiée au cabinet AID, l’étude vise à accompagner les centre-bourgs d’Embrun et Chorges dans leur développement économique et définir une stratégie commerciale.
Chantal Eymeoud, maire d’Embrun et présidente de la Communauté de communes et Pascale Mardirossian, présidente d’Embrun commerces le disent d’une même voix : niveau commerce, « on s’en sort pas si mal ! »
Bonne attractivité, mais équilibre fragile
Si les commerces restent attractifs à Embrun, cette vitalité repose sur un équilibre fragile : « nous avons d’une part des commerces vacants, notamment sur le secteur du pied de ville et d’autre part des commerces uniquement saisonniers, ce qui est de nature à nous inquiéter », observe Chantal Eymeoud.
En effet, si la dynamique globale est bonne, avec des « commerces de bouche qui fonctionnent très bien » certaines activités commerçantes connaissent davantage de difficultés : pour les magasins de chaussures, le vestimentaire et les commerces de décoration, « c’est plus difficile » selon la maire.
Améliorer l’habitat pour redynamiser le centre-ville d’Embrun ?
En cause également selon Pascale Mardirossian, la présence d’un habitat dégradé et vacant dans le centre-ville d’Embrun. Pour y répondre, la présidente de l’association des commerçants propose de convaincre les propriétaires de vendre ou louer à des prix raisonnables leur logement afin de « faire venir des familles, ce qui serait très intéressant pour les commerces. »
Une enquête auprès des clientèles d’Embrun et Chorges
Menée à partir du 17 avril, une enquête sur les goûts et habitudes de consommation des clients et clientes des deux communes permettra d’affiner la stratégie commerciale. Habitudes qui ont évolué dans notre région comme ailleurs, avec le développement du commerce en ligne.
L’enjeu de la vacance commerciale
Et pour booster les commerces de centre-ville, le bureau d’étude AID s’intéressera en particulier à la question de la vacance commerciale. À Chorges, il faudra déterminer ce taux de vacance lors de la phase diagnostique de l’étude tandis qu’à Embrun, il est connu : on compte entre 25 à 30 commerces vacants soit autour de 10 % de vacance commerciale, chiffre légèrement en dessous de la moyenne nationale qui était à 11 % en 2019-2024 selon une étude commandée par la Fédération des acteurs du commerce dans les territoires.
Faudra-t-il mettre en place un dispositif incitatif ou coercitif pour ces propriétaires ? La question reste ouverte pour cette mission dont le travail se déploiera sur les prochains mois. Celui-ci a déjà débuté avec des entretiens individuels qui seront menés avec tous les commerçants et commerçantes d’Embrun et Chorges, et se terminera avec la mise en place d’un plan d’action entre mi-juin et mi-septembre.