Le dispositif est en place depuis le 15 octobre sur la nationale 94 au niveau de Chorges © DIRMED

RN94 : un dispositif de détection de la faune sauvage expérimenté à Chorges

Depuis le 15 octobre dernier, un dispositif de détection de la faune sauvage est en place sur la RN94 au niveau de Chorges. C’est une première sur le réseau routier de la DIRMED, mais le dispositif à déjà fait ses preuves ailleurs.

Chaque année, environ 40 000 collisions entre véhicules et animaux sauvages se produiraient sur les routes françaises, selon des estimations liées aux Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommage. Dans les Hautes-Alpes, la DIRMED a caractérisé les portions de routes nationales sur lesquelles les collisions de ce type sont les plus fréquentes. C'est donc la zone particulièrement sensible entre Chorges et la zone d’activité La Grande Île qui a été choisie pour le premier détecteur de faune sauvage de son réseau.

Des capteurs et des avertisseurs

« Des capteurs et des caméras - qu'on appelle des détecteurs - sont positionnés sur des mâts le long de la route », décrit Guillaume Desinde, chargé du projet pour la DIRMED - la Direction interdépartementale des routes Méditerranée. « Dès qu'ils détectent la présence d'un animal, ces détecteurs activent des panneaux lumineux - qu'on appelle des avertisseurs - situés aux extrémités du site, afin d'avertir les usagers de la route d'un danger potentiel ». Les animaux sont généralement détectés à partir de la taille d'un lièvre, mais lorsqu'ils passent à proximité des capteurs, des animaux de la famille des mustélidés peuvent également être détectés.

Protéger la faune et les usagers

Le système de détection ne fonctionne que la nuit, lorsque la visibilité est réduite, et répond à un double objectif. « Le premier, c'est de renforcer la sécurité des usagers de la route, détaille Guillaume Desinde, le deuxième, c'est de favoriser le maintien des déplacements de la faune au sein de ses habitats naturels, en alertant les conducteurs au moment le plus opportun pour limiter les risques de collision, tout en préservant la fonctionnalité des corridors écologiques, sans créer de phénomènes d'accoutumance chez les usagers et les animaux. »

Une première sur le réseau de la DIRMED

Ce système de détection est une première sur les 750 km de routes nationales gérées par la DIRMED, mais il a déjà été éprouvé ailleurs. « Il a déjà été installé sur des routes départementales, notamment dans les départements de l'Ain, de l'Isère aussi et en Haute-Savoie, depuis environ cinq ans maintenant », précise Guillaume Desinde. Les premiers bilans sont plutôt positifs. En effet, ces départements ont observé une réduction des collisions de l'ordre de 50 à 60% sur les portions équipés de ces détecteurs. À Chorges, le dispositif est installé à titre expérimental pour au moins un an. Selon les premiers résultats en termes de réduction des collisions, il pourra être pérennisé, ou déplacé sur une autre portion de route.

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