Gap : l'esplanade du Tempo inaugurée
Après huit mois de travaux, l'esplanade du Tempo s'est dévoilée. L'ancien terrain vague a laissé place à une vaste esplanade pouvant accueillir les boulistes et de futurs événements. Sous ce nouveau site se cache un parking semi-enterré de 120 places. Coût du chantier : 3,15 millions d'euros.
Vendredi 31 juillet, le maire de Gap, Roger Didier, a inauguré ce nouvel espace pensé à la fois comme un embellissement du centre-ville et un lieu de vie. À l'entrée du site, des jets d'eau, un parterre végétalisé et des bancs accueillent les visiteurs. Plus loin, le parvis est dédié aux boulistes et, quelques mètres en dessous, se trouvent 120 places de stationnement.
Un projet « en pâte feuilletée »
« Nous avions envie de faire en sorte que les boulistes puissent être vus des piétons et des automobilistes sur l'esplanade. Cela mêle la vitalité d'un centre-ville et le plaisir de voir ce sport », confie Roger Didier.

Pour le maire, le projet participe également à l'attractivité de la ville. « Notre ville gagne, par le fait même de son embellissement, en notoriété, pour les Gapençais comme pour tous ceux qui la visitent. » Et d'ajouter : « Dessous, puisque nous avions de la place, pourquoi ne pas créer un parking supplémentaire pour faciliter l'accès au centre-ville ? »
Une vision partagée par Jean-Michel Battesti, architecte du projet : « L'idée est finalement de démultiplier l'espace, comme une pâte feuilletée en quelque sorte. On a une couche en bas pour le parking, une couche en haut pour l'activité de loisir. »
Un parking totalement gratuit jusqu'en septembre
Semi-enterré, au niveau de la Luye, le parking de 120 places sera gratuit jusqu'en septembre. La municipalité étudie ensuite la mise en place d'un dispositif de gratuité raisonnée afin d'éviter que des automobilistes n'y laissent leur véhicule jour et nuit.

Une esplanade pensée pour se fondre dans le paysage
Lancé en novembre, le chantier a été « très rapide », souligne Jean-Michel Battesti, qui salue les compétences des entreprises locales mobilisées. « On a la question du parking, qui est un sujet en soi, du raccordement à la périphérie et de l'esplanade avec ses fonctions, ainsi que les exigences du maire de pouvoir accueillir, par exemple, des semi-remorques. Ce sont des contraintes importantes. Dans une zone soumise à un risque d'inondation, il y a des obligations de transparence hydraulique afin que l'eau puisse circuler en cas de crue. C'est un lieu assez délicat d'un point de vue environnemental et il a donc fallu en tenir compte. »
Pour l'architecte, le défi était aussi paysager. « On vient dans un lieu déjà, d'une certaine manière, fini. L'essentiel est de travailler avec l'existant pour s'intégrer parfaitement. L'idée, c'est de faire croire que cela a toujours été là. »