Hautes-Alpes : des coulées de boue ont momentanément coupé la RD 1091
Des coulées de boues ont temporairement limité l’accès à La Grave et Villar-d’Arêne ce jeudi 18 juin. Des matériaux ont dû être évacués pour permettre la réouverture de la route. Avec la récurrence des intempéries, le Département étudie la possibilité de construire un ouvrage pour éviter les débordements du Rif-Blanc.
Météo France a étendu la vigilance orange canicule à 53 départements ce jeudi 18 juin : les Hautes-Alpes restent épargnées pour le moment. En revanche, le niveau de vigilance jaune est maintenu pour les orages. Et de fait, suite aux fortes averses très localisées qui ont frappé le département un peu après 15h30, des coulées de boues ont coupé la route sur la vallée de la Guisane, au tunnel des Valloires et au niveau du Rif-Blanc, où le torrent a débordé sur la route.
Un conducteur en état de choc
Plusieurs centaines de mètres cubes de matériaux ont recouvert la départementale. Une voiture a été prise dans un éboulement et plaquée contre la glissière de sécurité. Huit sapeurs-pompiers ont été engagés pour mettre à l’abri le conducteur, indemne, mais en état de choc. « Le département a mis l’ensemble de ses moyens et sollicité des entreprises privées pour dégager la voie », indique Marcel Cannat, vice-président du département en charge des routes. Les entreprises ont travaillé de nuit presque sans relâche. À 12 heures, le Rif-Blanc avait été canalisé dans son lit. Reste à déblayer les matériaux. Réouverture prévue aux environs de 15 heures.
Un ouvrage à l’étude pour éviter les débordements du Rif-Blanc
Première estimation des coûts 150 000 à 200 000€. Problème : « On n’y coupera pas, à chaque orage, le Rif refera des siennes », prévient Marcel Cannat. C’est pourquoi le département des Hautes-Alpes travaille avec le RTM – Restauration des Terrains de Montagne – afin d’étudier la possibilité de créer un ouvrage sous la route pour que le torrent et son écoulement de lave passe sous la route. Avec comme risque potentiel que les écoulements ruissellent dans la Romanche. « Il ne faudrait pas que le remède soit pire que le mal », conclut Marcel Cannat, d’où l’étude en cours avec le RTM.