Vipère aspic / Photo : Orchi, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons
30 min Le Mag'

« Le mauvais réflexe, c’est le coup de pelle » : les serpents, espèces menacées et victimes de préjugés

« Les serpents sont souvent les mal-aimés du printemps » : pour Oscar Hadj-Bachir, herpétologue au Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur, il est important de mieux comprendre ces reptiles et de déconstruire les nombreuses idées reçues qui les entourent.

Une forte diversité en PACA

Notre région fait partie des territoires de France les plus riches en serpents. Dans les Hautes-Alpes, plusieurs espèces cohabitent, dont la vipère aspic et différentes couleuvres.

Pour les différencier, le spécialiste rappelle qu’« une couleuvre a plutôt une forme effilée avec une queue assez longue et fine », tandis que la vipère « a une forme un peu trapue avec une queue très courte ».

Des espèces menacées

Tous les serpents sont protégés en France, car leurs populations sont en déclin. Urbanisation, changement climatique, circulation routière ou destructions volontaires fragilisent ces espèces. « Le mauvais réflexe quand on voit un serpent, c’est le coup de pelle », regrette Oscar Hadj-Bachir.

Concernant les morsures, l’hérpétologue se veut rassurant : « en France, c’est quelque chose qui est très bien traité et on a un risque mortel très faible. »

Des rumeurs persistantes

Concernant les fausses croyances, Oscar Hadj-Bachir tient à démentir notamment les supposés lâchers de vipères : « il n’y a jamais eu de plan d’introduction ou de réintroduction de vipères en France », affirme le spécialiste.

Enfin, la présence de serpents dans un jardin reste « complètement normale », y compris en zone urbaine. En cas de rencontre d’un serpent chez soi, l’hérpétologue livre dans cette émission les bons comportements à adopter, et signale l’existence du programme SOS Serpents.