Observation au télescope / Photo : Christophe d'Arlhac
24 min Le Mag'

Un club d’astronomie voit le jour à Embrun : « on ne s’imagine pas ce qu’on est capable de voir avec un télescope »

Créé en décembre 2025, le Club d’astronomie, d’aéronautique et du spatial d’Embrun (CAASE) démarre ses activités début 2026 avec l’ambition de rendre l’observation du ciel accessible au plus grand nombre et d’accompagner les débutants comme les amateurs confirmés.

Partager une ressource commune

Comme point de départ du projet, le constat que « le ciel est une des rares ressources que tout le monde partage sur la Terre », et qu’il reste pourtant très mystérieux, déclare Christophe d’Arlhac, fondateur et président de l’association. Implanté dans un environnement bénéficiant d’un faible niveau de pollution lumineuse et d’un fort ensoleillement, le club entend valoriser ce potentiel naturel : « on a tellement un beau ciel ici que ce serait dommage de ne pas en profiter ».

Comprendre pour mieux observer

L’association se donne pour mission de lever les freins qui découragent souvent les novices. Cycles des astres, influence de la Lune, météo ou réglages du matériel : « souvent, on fait quelques petites erreurs quand on débute et on ne sait pas toujours quoi observer ». Le club proposera ainsi des séances d’initiation, des observations accompagnées et des conseils pratiques pour éviter les déconvenues.

Ouvert à tous à partir de neuf ans, sans prérequis ni matériel obligatoire, l’association revendique une démarche de vulgarisation. « C’est quelque chose de compliqué, l’astrophysique, mais on peut l’expliquer de manière très simple et faire gagner beaucoup de temps », affirme son président, avec l’objectif assumé de sortir d’une image élitiste de la discipline.

L’émotion au cœur de l’expérience

« On ne s’imagine pas ce qu’on est capable de voir avec un télescope, les gens sont souvent très impressionnés de ce qu’ils observent », souligne le bénévole. La découverte de la Lune, de Jupiter ou de Saturne est souvent décrite comme une expérience marquante : « en général, c’est un moment assez émouvant ».

Une première observation en visio est prévue le 9 février, prélude à des rendez-vous réguliers sous le ciel embrunais.