Arnaud Murgia, candidat pour un deuxième mandat à Briançon / Photo : ram05

Briançon : le bilan du premier mandat d’Arnaud Murgia

Arnaud Murgia achève son premier mandat comme maire de Briançon. En 2020, le candidat Murgia affichait trois priorités dans son programme de campagne : cœur de ville, parc des sports et gestion de la dette.

Le cœur de ville, projet majeur de la mandature Murgia

Le projet initié par Gérard Fromm, maire de Briançon de 2009 à 2020, ne convenait pas à Arnaud Murgia. Il souhaitait le corriger pour en réduire la densité urbaine et y intégrer des services publics. « Je veux descendre une nouvelle cité administrative, avec la mairie et la communauté de communes, dans le cœur de ville », déclarait Arnaud Murgia à ram05 en mars 2020. C’est chose faite :

  • le contrat de concession des Quartiers du 15/9 a été revu pour réduire le nombre de constructions et laisser plus de place aux espaces verts
  • la nouvelle cité administrative, installée dans un ancien casernement du quartier Berwick, a ouvert ses portes en juin 2025. Coût de la réalisation : 22 millions d’euros.

Le parc des sports, la modernisation se poursuit

« Je veux qu’on remette à niveau les outils » : en 2020, le candidat Arnaud Murgia promettait de moderniser les équipements vieillissants du pôle sportif, pour l’usage des Briançonnais bien sûr, mais aussi en vue d’une commercialisation de séjours auprès d’équipes sportives nationales ou internationales. Aujourd’hui, le projet est bien avancé, mais pas encore achevé :

  • le parc des sports comporte désormais un gymnase flambant neuf, un skate park, un mur d’escalade, un nouveau terrain de rugby, un terrain de football synthétique et une piste d’athlétisme. Coût de l’investissement : 16,5 millions d’euros
  • la patinoire et la piscine attendent encore leur rénovation, les études doivent être lancées en 2026
  • l’accueil d’équipes sportives prend forme : une convention a été signée avec l’équipe de France de trail et de course en montagne , une autre avec le Rugby Club de Toulon s’est également engagé à venir s’entraîner.

Le choix du réétalement de la dette

En 1988, la création du domaine skiable du Prorel a plongé la ville de Briançon dans une spirale d’endettement.

En 2020, le candidat Arnaud Murgia déclarait à ram05 : « Il reste douze ans de dette à payer, on paie cinq millions d’euros de dette par an. Soit vous attendez 2032, et vous payez cinq millions d’euros chaque année, c’est-à-dire que les marges de manœuvres sont extrêmement faibles. Moi, je veux m’attaquer au problème immédiatement, je veux réétaler la dette. »

En 2026, Arnaud Murgia est satisfait. Il l’affirme dans les colonnes du Dauphiné Libéré : « Les problèmes d’endettement de notre ville sont désormais derrière nous ». Il indique qu’en 2026, la dette passera « sous les 40 millions d’euros, un niveau jamais vu depuis 1987 ».

Cette dette renégociée a redonné des capacités d’investissement à la commune pour mener à bien ses projets d’aménagement.

Toutefois selon un rapport de la Cour des Comptes, en 2024 la dette de Briançon est supérieure de 395,27% à la moyenne de la strate et la pression fiscale est supérieure de 36,15% à la moyenne de la strate.