Alpes du sud : le journal « La Marseillaise », « doyen » des médias régionaux, fait son retour dans nos départements
À partir du 7 février 2026, le journal quotidien La Marseillaise sera à nouveau distribué dans les Alpes du sud, enrichi d’articles couvrant l’actualité des Alpes du sud et Alpes de Haute-Provence.
Un nouveau quotidien dans le paysage médiatique des Alpes du sud. La Marseillaise est « né dans la résistance à l’occupation nazie et est imprégné des valeurs du Conseil national de la Résistance », rappelle son président et directeur éditorial Léo Purguette. Actuellement diffusé quotidiennement dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse, et de manière hebdomadaire dans le Gard et dans l’Héraut, le quotidien a déjà été présent dans les Alpes du sud par le passé, avant de s’en retirer, tout comme il avait quitté le Vaucluse. Du fait de difficultés financières, « la précédente direction avait estimé qu’il fallait prendre cette décision », explique Léo Purguette.
Un retour soutenu par le comité des Amis de la Marseillaise dans les Alpes
« Nous, nous avons décidé de revenir dans le Vaucluse et d’une certaine manière, les alpins qui apprécient notre ligne éditoriale, notre indépendance vis à vis des puissances financières se sont dit : pourquoi pas nous ? », relate le président de La Marseillaise. Un comité des Amis de la Marseillaise s’est lancé dans les Alpes du sud, « ils ont frappé à toutes les portes, fait connaître le journal tel qu’il était aujourd’hui, organisé un grand banquet en novembre pour mobiliser autour de cette idée. Nous estimons que les conditions sont aujourd’hui réunies pour nous engager sur ce territoire ».
Les JOP 2030 en ligne de mire
La perspective des Jeux d’hiver de 2030 pèse également dans le choix de renouer avec la montagne, « qui va polariser l’attention de toute la Région » estime Léo Purguette. « Les jeux olympiques, ce sont aussi des infrastructures, des débats de société, une réorientation des stations prenant en compte le réchauffement climatique… bref on sent que les Alpes vont être au cœur de notre travail journalistique. »
Un modèle économique basée en bonne partie sur des événements populaires
Le modèle économique de la Marseillaise est relativement atypique, avec des recettes réparties également entre les abonnements et les ventes, la publicité et les annonces légales, et l’organisation d’événements. « La Marseillaise s’enorgueillit d’être le premier organisateur d’événements sportifs dans le quart sud-est », avance le président en égrenant des exemples : le Mondial La Marseillaise à pétanque, le Grand prix cycliste de Marseille, des événements autour du break dance à destination des jeunes, la Tournée d’été dans les communes du sud de la France pour offrir des concerts aux populations locales et aux touristes.
Un lancement avec des ventes de rue
À partir du samedi 7 février, l’édition régionale augmentée du contenu des Alpes arrivera dans tous les kiosques des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes. Le quotidien quotidien dispose également d’une application. Ce lancement alpin s’accompagne du recrutement de deux « rédacteurs » et l’arrivée d’un alternant. Les Amis de La Marseillaise seront présents le 7 février sur les marchés pour diffuser le journal à Gap, Digne, Manosque, Riez et Sisteron, le 8 février à Vinon, Reillanne, Château-Arnoux-Saint-Auban, le 9 à Forcalquier, le 10 à Oraison, le 12 à Gréoux, le 13 à Seyne-les-Alpes.