Maisons des femmes : deux ouvertures prévues dans les Hautes-Alpes en 2026, pour les victimes de violences
L’ouverture d’une Maison des femmes à l’hôpital de Gap est prévue fin janvier 2026. Sans être un lieu d’hébergement, elle offrira de l’écoute, de l’aide et du soin aux femmes victimes de violences. Un second service similaire est en projet à Briançon. Le département en était jusqu’alors dépourvu.
Les deux premières Maisons des femmes des Hautes-Alpes doivent ouvrir prochainement à Gap et Briançon. Comme les autres lieux déjà créés en France sur le même format, elles offriront un accompagnement aux femmes victimes de violence.
« Comme son nom ne l’indique pas, ce n’est pas un lieu d’hébergement », précise Christelle Bernardin, cadre de santé en charge du projet de la Maison des femmes de l’hôpital de Gap. « C‘est un lieu de prise en charge, d’accueil, d’accompagnement des femmes victimes de violences. Il sera ouvert, pour notre part, de 9 h à 17 h, tous les jours sauf le weekend ». Le lieu permettra, en cas de violences, « d’avoir une réponse immédiate à des problématiques d’ordre social, juridique, et un accès aux soins, avec médecin, sage-femme et psychologue ».
Un accompagnement adapté à chaque situation
Les parcours d’écoute, d’aide ou de soin proposés aux femmes accueillies seront adaptés à chaque situation. « Une femme qui subit des violences conjugales et qui, dans sa temporalité, a besoin d’avoir une écoute, peut toquer à la porte de la Maison des femmes et aura un accompagnement en fonction de son besoin », décrit Christelle Bernardin. De plus, « si d’aventure cette personne est en danger, nos équipes pourront faire une mise à l’abri, qu’elle soit seule ou avec des enfants », ajoute la cadre de santé. Les victimes d’agressions sexuelles pourront quant à elles bénéficier d’« une prise en charge globale sur un même lieu ».
Suivi sur le long terme, accompagnements ponctuels, ou encore participation à des ateliers de type groupe de parole ou relaxation : les parcours au sein de la Maison des femmes seront susceptibles de prendre plusieurs formes. Tout comme les moyens d’y accéder : en frappant directement à la porte du service en cas d’urgence, ou après un passage aux urgences hospitalières, ou encore après un adressage par des associations ou collectivités du département, voire par les forces de l’ordre.
Accueil de jour et consultations
Concrètement, la Maison des femmes de Gap consistera en un service de l’hôpital, au troisième étage, dans « un lieu discret et confidentiel », rassure Christelle Bernardin. Sur place, les bénéficiaires trouveront un accueil de jour, où « elles pourront venir se poser, échanger avec nos chargées d’accueil, ou simplement boire un café, venir parler avec d’autres femmes ou éventuellement avoir accès à internet pour des démarches administratives ». À disposition également, « quatre bureaux de consultation de médecins, sages-femmes, psychologues et chargées d’accueil de victimes de violences qui pourront avoir des consultations privées ».
L’accueil de jour sera assuré par une personne mise à disposition par le CIDFF, centre d’information sur les droits des femmes et des familles des Hautes-Alpes, co-porteur du projet avec le CHICAS, centre hospitalier intercommunal des Alpes du sud.
Ouverture prévue fin janvier
La Maison des femmes de Gap sera notamment financée par l’agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui a lancé le projet en 2023 suite au Grenelle des violences conjugales. Son ouverture est prévue fin janvier 2026.
Une autre Maison des femmes est en projet à Briançon, impliquant aussi le CIDFF des Hautes-Alpes, pour une mise en route en 2026.