Anne Bouchon et Camille Foucault / Photo ram05
30 min Le Mag'

Un nouvel outil créé dans les Hautes-Alpes pour mesurer l’impact de l’art sur la sensibilisation à l’environnement

L’association Cultures Éco Actives, basée à Châteauroux-les-Alpes, dévoile les résultats de son étude Art Eco Soc, un outil destiné à mesurer l’impact des propositions artistiques sur la conscience environnementale du public. En effet, jusqu’à présent, l’effet sur les spectateurs était peu étudié, rappelle Anne Bouchon, cheffe de projet, qui a co-construit la méthodologie dans le cadre d’un programme Erasmus+.

L’enquête s’appuie sur des tests menés en France, au festival Game of Trees sur la station des Orres, et en Italie lors du Face Festival, mêlant questionnaires et cartes émotionnelles. Objectif : recueillir « le retour à chaud » des spectateurs sans rompre l’immersion artistique. L’équipe a notamment mesuré émotions, résonances et envies d’agir.

« L’art a ce pouvoir transformateur »

Les résultats valident l’intuition de l’association : « l’art a ce pouvoir transformateur ». Ainsi, 70 % des répondants déclarent avoir envie d’agir pour l’environnement après les spectacles. L’étude révèle aussi des nuances culturelles entre France et Italie. Enfin, certaines émotions apparaissent particulièrement mobilisatrices : « la colère donne envie d’agir », tout comme l’émerveillement.

Artistes et programmateurs disposent désormais d’un outil pour évaluer, et orienter, l’impact de leurs créations. « Est-ce que le message que l’artiste veut faire passer est bien ce que le public ressent ? », résume Camille Foucault, chargée de communication. La suite du projet prévoit l’intégration de la psychologie et la création d’un kit pédagogique.

Conclusion des intervenantes : « développons l’art » et « programmons des spectacles qui donnent envie d’agir ».