Préparer l’après-guerre, réparer les dégâts : des bénévoles hauts-alpins ont formé des Ukrainiens à l’éco-construction
Début mai 2026, une équipe de bénévoles des associations Reconstruire l’Ukraine et ARASFEC s’est rendue dans la région de Tchernihiv, au nord de l’Ukraine, pour former étudiants et lycéens aux techniques d’éco-construction.
Former pour reconstruire autrement
Pendant une dizaine de jours, les encadrants ont transmis leurs savoirs à 30 apprenants : des élèves de lycée professionnel et des étudiants de l’Université polytechnique de Tchernihiv. Objectif : leur faire découvrir la construction en ossature bois et isolation en paille.
Pour les intervenants, ces solutions pourraient permettre à l’Ukraine de moderniser directement son parc immobilier. « S’ils prennent ces techniques d’éco-construction, ils peuvent sauter une étape au moment de la reconstruction : directement viser des bilans carbone intéressants, où l’on vise à protéger aussi la planète », estime Richard Lacortiglia.
L’enjeu de l’isolation des bâtiments
L’isolation thermique est en effet l’un des enjeux majeurs de la reconstruction en Ukraine. Dans un pays marqué par des hivers rigoureux et des étés très chauds, une grande partie du parc immobilier reste peu ou pas isolée. « C’est un pays qui vivait biberonné au pétrole russe », rappelle Mathieu Beth, mais la guerre et la hausse des coûts ont mis en évidence les limites de bâtiments conçus sans souci des dépenses énergétiques.
D’où l’intérêt de la formation : promouvoir des solutions capables d’améliorer durablement le confort des habitants, de réduire les besoins en chauffage et en climatisation, tout en limitant l’empreinte carbone des futures constructions.
L’impact humain de la formation
Au-delà des aspects techniques, la rencontre a marqué les participants. « Des élèves nous ont dit que c’étaient les quinze plus beaux jours de leur vie », rapporte, ému, Mathieu Beth.
Un retour qui conforte les associations dans leur volonté de poursuivre les échanges avec leurs contacts locaux afin de développer de nouveaux projets de solidarité.