« Assis debout dans mon lit à la lueur d'une chandelle éteinte », à voir aux Capucins à Embrun du 9 avril au 30 mai 2026 © ram05
30 min Le Mag'

« Il est plus difficile de faire tenir les choses debout que de les faire tomber. Comme dans la vie » : David Post-Kohler expose à Embrun

Visible aux Capucins à Embrun du 9 avril au 30 mai 2026, l’exposition « Assis, debout dans mon lit, à la lueur d’une chandelle éteinte », signée par David Post-Kohler mêle œuvres préexistantes et créations inédites.

Une installation vivante et immersive

L’exposition joue sur l’accumulation et l’équilibre, mêlant mobilier récupéré et sculptures sans visage. « Je voulais qu’en entrant dans la salle, on ait presque un sentiment de foule, de multitude, et que les gens, les spectateurs, choisissent d’eux-mêmes vers qui – ou vers quoi – ils veulent. Par quelle posture, quelle attitude, quels gestes ils sont attirés… » explique l’artiste, qui invite les visiteurs à circuler librement entre les œuvres. Les figures, souvent asexuées, mettent en avant le corps et le mouvement, inspirés du cirque ou de la danse.

J’ai une petite philosophie dans ma tête et que j’ai partagé avec les élèves. Je trouve que c’est beaucoup plus difficile de faire tenir des choses debout que de les faire tomber. C’est lié à mon travail de sculpteur, faire en sorte que les choses soient aériennes, c’est un vrai taf. Et je trouve que c’est vrai même symboliquement dans la vie. Etre positif, être drôle, c’est plus difficile que d’être négatif, d’être méchant.

Bifurcation artistique sur le tard

« Je m’étais trompé de filière », confie l’artiste à propos du début de ses études en électronique, durant lesquelles un professeur lui suggère d’investir une autre voie. Formé aux Beaux-Arts de Lyon, il développe alors une pratique plurielle, dans laquelle l’artisanat occupe une place importante.

Une pratique collective et engagée

Son expérience au DOC à Paris, espace artistique autogéré, nourrit également sa vision : « Si on est quatre-vingt-dix à prendre des décisions [ndlr : pour gérer cet espace de 3 000 m²], la pression est moins importante ». Une logique horizontale qui irrigue son travail et son rapport aux publics.

Créer, transmettre, expérimenter

Parmi les pièces exposées, certaines ont été créés par des élèves lors d’intervention de l’artiste en milieu scolaire. L’objectif : « donner envie d’être curieux », sans contrainte de résultat.