« Il est plus difficile de faire tenir les choses debout que de les faire tomber. Comme dans la vie » : David Post-Kohler expose à Embrun
Visible aux Capucins à Embrun du 9 avril au 30 mai 2026, l’exposition « Assis, debout dans mon lit, à la lueur d’une chandelle éteinte », signée par David Post-Kohler mêle œuvres préexistantes et créations inédites.
Une installation vivante et immersive
L’exposition joue sur l’accumulation et l’équilibre, mêlant mobilier récupéré et sculptures sans visage. « Je voulais qu’en entrant dans la salle, on ait presque un sentiment de foule, de multitude, et que les gens, les spectateurs, choisissent d’eux-mêmes vers qui – ou vers quoi – ils veulent. Par quelle posture, quelle attitude, quels gestes ils sont attirés… » explique l’artiste, qui invite les visiteurs à circuler librement entre les œuvres. Les figures, souvent asexuées, mettent en avant le corps et le mouvement, inspirés du cirque ou de la danse.
J’ai une petite philosophie dans ma tête et que j’ai partagé avec les élèves. Je trouve que c’est beaucoup plus difficile de faire tenir des choses debout que de les faire tomber. C’est lié à mon travail de sculpteur, faire en sorte que les choses soient aériennes, c’est un vrai taf. Et je trouve que c’est vrai même symboliquement dans la vie. Etre positif, être drôle, c’est plus difficile que d’être négatif, d’être méchant.