Les familles d’accueil, un cadre « bienveillant et structurant » pour les jeunes suivis par la justice
« Protéger, éduquer, insérer et prévenir la récidive » : tels sont les mots-d’ordre de la PJJ, Protection judiciaire de la jeunesse, l’une des directions du Ministère de la Justice, en charge des mineurs. Sur le terrain, ces missions sont notamment remplies par les STEMO, services territoriaux éducatifs de milieu ouvert.
Clémentine Brunet, directrice de celui de Digne-les-Bains et Gap, et Sébastien Richen, éducateur à Gap, rappellent que, si leur accompagnement concerne majoritairement des mineurs en conflit avec la loi, ils agissent aussi auprès de ceux en danger.
Des parcours variés, sans profil type
Difficultés familiales, décrochage scolaire ou encore fréquentations à risque : les situations des jeunes convoqués devant le juge sont complexes et « souvent multifactorielles ». C’est dans ce contexte qu’intervient le suivi éducatif, décidé par la justice : « on agit uniquement par mandat judiciaire ».
À partir de ce moment, « la priorité, c’est la non-reconduction d’un nouveau délit ». Pour ce faire, l’éducateur travaille avec le jeune, sa famille, les services scolaires ou de santé.
Les familles d’accueil, une alternative en développement
Face aux limites du placement collectif, la PJJ développe l’accueil en famille. Un cadre « bienveillant, structurant » à destination des jeunes pour lesquels « le collectif ne correspond pas forcément à leurs besoins. » Loin d’un simple hébergement, il s’agit de « participer à la vie de famille », autour de moments simples mais essentiels.
Un appel à candidatures
La PJJ lance donc un appel aux foyers intéressés dans les Hautes-Alpes, très peu dotées pour l’instant. « On ne cherche pas des professionnels », mais plutôt « des qualités humaines » et de la disponibilité. Sachant que « les familles d’accueil ne sont pas seules avec les jeunes » mais suivies par le STEMO.
Pour plus d’info : uemo-gap@justice.fr / le site La justice recrute