Guillaume Gnotard, sénateur écologiste de l'Isère, à la Foire Bio 2026 / Photo : ram05
18 min Foire Bio Génépi 2026 —

Lois montagne et littoral : la vertu des contraintes, défendue par Guillaume Gontard

Pour le sénateur écologiste de l’Isère, les lois montagne et littoral, votées dans les années 1980, ont fait leurs preuves. Mais, face au réchauffement climatique et aux risques naturels, Guillaume Gontard appelle à les adapter sans sacrifier leurs exigences.

Après plus de quarante ans d’application, une mission d’information du Sénat a évalué en 2026 l’application des lois montagne et littoral. Son président, Guillaume Gontard, sénateur écologiste de l’Isère, juge leur bilan « très positif », notamment en matière de protection des paysages et de lutte contre la bétonisation. « Quand les territoires sont protégés, quand on a des paysages agréables, on a des gens qui ont envie de s’y installer. »

Face au réchauffement climatique, le sénateur appelle toutefois à faire évoluer ces textes, particulièrement sur l’habitabilité des territoires touchés par les risques naturels et la protection de la biodiversité après le recul des glaciers. Il défend aussi davantage de démocratie locale et d’ingénierie pour accompagner les élus.

Désaccord sur la simplification

Pour ces raisons, Guillaume Gontard n’a pas signé le rapport de la mission d’information, rédigé par le sénateur centriste des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud et publié cet été. L’élu isérois critique son approche qu’il juge trop favorable à la simplification des règles et défend le principe des contraintes qui « vont nous faire penser autrement. »

Enfin, il justifie son opposition à la loi Montagne III, promulguée en août, qu’il considère comme « une régression ».