« C’est une question de volonté », une proposition de loi de Marie-José Allemand pour limiter les bus de substitution
Le train de nuit oui, les bus non. C’est l’objet de la proposition de loi déposée par la députée de la première circonscription des Hautes-Alpes « pour garantir la continuité ferroviaire », notamment lorsque des travaux rendent impossible la circulation sur les itinéraires habituels.
La proposition de loi porte sur les Trains d’Équilibre du Territoire. Treize lignes – dont cinq de nuit – qui assurent des liaisons nationales, sur réseau classique et contribuent au désenclavement des territoires, selon le ministère de la transition écologique. Parmi ces lignes, le Paris-Briançon revêt une importance particulière, estime la députée. « Il sort les haut-alpins l’enclavement, et transporte beaucoup de touristes et de gens qui viennent dans les Hautes-Alpes. Le national et le département n’en ont pas la même utilisation ».
« Il faut arrêter de penser qu’un bus et un train c’est la même chose »
Les dernières années l’ont montré, lorsque des travaux empêchent la circulation sur l’itinéraire classique, la solution proposée par défaut est le bus. « La proposition, c’est d’inverser. D’abord, remplacer par des trains. Et si il n’y a aucun moyen de substitution ferroviaire possible, on met un bus », explique Marie-José Allemand. « Il faut arrêter de penser qu’un bus et un train c’est la même chose », s’agace-t-elle, assurant que les bus ne sont pas une fatalité mais « une question de volonté ». « Dans un bus on met 50 personnes contre 700 dans un train de nuit. Donc ce n’est pas une question de coût. On l’a vu à l’automne, la déviation par Grenoble c’est tout à fait possible lorsque l’on a un problème par Valence. »
Après avoir tenté la communication, les rendez-vous, la députée a voulu « passer au braquet supérieur » en déposant cette proposition de loi à l’Assemblée Nationale. Son examen n’est pas encore programmée.