Dévoilement des emblèmes « Alpes 2030 » à Briançon, 18 juin 2026 © Laura BALAIS

« Personnellement je suis très fière de les découvrir », les emblèmes des JO Alpes 2030 dévoilés à Briançon

Les JO 2030 dans les Alpes françaises entrent, maintenant, dans le concret. Hier, tous les décideurs et toute la presse nationale s’étaient donnés rendez-vous à Briançon, où ont été dévoilés les emblèmes de ces Jeux en France, avant un show avec le public.

Des emblèmes, obligation du CIO, il y en a deux : un pour les Jeux olympiques, l’autre pour les Paralympiques. Ils investiront bientôt les tenues des sportifs, le merchandising (t-shirt, tasse, casquette), ainsi que les panneaux publicitaires. Autrement dit, ils seront les visages de cet événement mondial. C’est dire leur importance.

Incarner des Jeux, c’est avant tout incarner une vision. Voici celle que le Comité d’organisation, dirigé par Edgar Grospiron, a choisie et expliquée, dans un clip vidéo diffusé le 18 juin : « Les jeux sont peut-être un millième de seconde dans l’histoire des Alpes. Mais la beauté de cet instant doit rayonner bien au-delà. Elle inspire, éclaire tous les sommets, invite à préserver les rêves. »

« Montagne » et « lumière »

« Rayonner », « éclairer les sommets ». Ici, il fallait y voir deux indices : « montagne » et « lumière », qui sont au cœur des logos. Celui des Jeux olympiques dessine une cime illuminée par le soleil, concrètement : un triangle, constitué de stries – référence aux pistes de ski fraisées et aux cours d’eau. Sa contre-forme, quant à elle, est donnée aux Paralympiques.

Ces formes géométriques sont colorées du bleu Azur, typique des Hautes-Alpes, et réchauffées d’un rouge alpenglow, bien connu des alpinistes, aux extrémités. « Il y a deux histoires », raconte Mathieu Sakkas, directeur de la marque et de l’image Alpes 2030. « Celle qui n’est pas sexy mais qui est la vraie histoire, où je suis insomniaque et à Méribel un matin de décembre, je vois le dessin des cimes par la lumière et je me dis « wouah, c’est très beau ». La deuxième – qui est vraie aussi, se passe dans les Aravis, où la lumière est plus douce. Il y avait une aube très chaleureuse, et sur la Pointe percée particulièrement, la diffraction de la lumière était très belle. »

« Ça concrétise le projet »

Pour la première fois de l’Histoire, les deux emblèmes ne font qu’un. Tout un symbole pour Chloé Trespeuch, la snowboardeuse doublement médaillée olympique : « Personnellement je suis très fière de les découvrir. Je trouve que ça donne un nouvel élan, ça concrétise le projet, montre le fait qu’on est unis dans ce projet, avec les athlètes olympiques, paralympiques, mais aussi les territoires qui nous ont permis de découvrir nos sports de glisse. Et puis, unir les spectateurs et les nouvelles générations. »

Concernant le texte : exit « Alpes françaises 2030 », simplifié en « Alpes 2030 », afin d’éviter toute traduction du logo. Les couleurs rouge et bleu suffisent à évoquer notre drapeau national. Enfin, la typographie est très marquée : des lettres capitales, très verticales, évoquant les montagnes. Dernier élément, les anneaux olympiques d’un côté et les Agitos des paralympiques de l’autre.

Prochaine étape importante pour le Comité d’organisation : le dévoilement de la carte des sites olympiques le 29 juin. Edgar Grospiron a confirmé que les épreuves de ski-alpinisme se dérouleront dans le Briançonnais, laissant en suspens la question de la station précise.