Philippe Hébrard, secrétaire général de l'UDESS 05 / Photo : ram05
29 min La Vie Publique

« Un emploi sur cinq, ça ne peut pas passer sous silence » : l’économie sociale et solidaire, essentielle mais fragile

Associations, coopératives et mutuelles : ce sont elles qui composent l’économie sociale et solidaire (ESS), qui se distingue par l’absence de redistribution de bénéfices à des actionnaires.

Un secteur essentiel car présent dans de nombreux domaines du quotidien : aide à domicile, petite enfance, loisirs, santé ou encore transition énergétique. « C’est une économie différente, au service des territoires et des populations », résume Philippe Hébrard, secrétaire général de l’UDESS 05, union départementale de l’ESS dans les Hautes-Alpes.

Un poids économique supérieur à la moyenne nationale

Dans le département, l’ESS représente un emploi privé sur cinq, contre 13 % au niveau national. Pourtant, selon Philippe Hébrard, ce champ d’activité souffre encore de préjugés. Le responsable réfute notamment l’idée d’une « économie assistée », rappelant qu’elle l’est proportionnellement moins que l’économie classique et qu’elle remplit de plus des missions de service public.

Des inquiétudes face aux difficultés budgétaires

Si l’ESS demeure dynamique, elle n’échappe pas au ralentissement économique. Les secteurs de la culture, de l’environnement ou du sport figurent parmi les plus fragilisés. « On assiste à une espèce de mort lente et de mort discrète », alerte le responsable associatif, qui plaide pour la création d’un observatoire départemental de l’emploi dans l’ESS afin d’anticiper les difficultés.

Alimentation et solidarité au cœur des projets

Actuellement dans les Hautes-Alpes, l’ESS travaille notamment à favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour les publics les plus modestes, notamment à travers des expérimentations inspirées de la sécurité sociale de l’alimentation.