JO 2030 : un levier pour moderniser les routes haut-alpines
Invité de l’émission La vie publique, Marcel Cannat, vice-président du Conseil Départemental en charge des infrastructures, a détaillé les grands chantiers routiers liés aux Jeux Olympiques d’hiver 2030. Au cœur des échanges : un plan d’investissement de 100 millions d’euros, rendu possible grâce à des financements conjoints de l’État et de la Région.
Des travaux rendus possibles par les financements olympiques
« Ces travaux ne pouvaient pas se réaliser parce que nous n’avions pas l’argent », souligne l’élu, insistant sur l’effet déclencheur des JO. Sur les 100 millions engagés, 55 millions proviennent de subventions de l’État et de la Région. Les axes prioritaires concernent les accès nord et sud du département, notamment la RD942 dans la vallée de l’Avance et la RD1091 vers le Briançonnais.
Entre aménagement et contraintes locales
Les projets doivent toutefois composer avec des contraintes locales, notamment agricoles. « Nous sommes là pour travailler les uns avec les autres », affirme Marcel Cannat, évoquant des ajustements sur les créneaux de dépassement. L’objectif reste d’améliorer la fluidité sans pénaliser les exploitations.
Un réseau sous tension
L’élu alerte également sur la saturation du réseau national : « Le réseau est fait pour 11 000 véhicules, en période de pointe nous montons à 14 000 ». Une situation qui pousse les automobilistes vers des itinéraires secondaires inadaptés. Il plaide pour des aménagements sur plusieurs points noirs : le rond-point des Orres, le giratoire de Chorges et la traversée de Savines-le-Lac.
Au-delà des routes, un défi global
Enfin, la question des secours et de la mobilité globale est posée. Le recours au ferroviaire est encouragé, tandis que les dispositifs de sécurité nécessiteront une mobilisation nationale. « Il faudra faire appel à la solidarité interdépartementale », conclut-il.
À trois ans de l’échéance, le calendrier s’annonce serré, mais les autorités se veulent confiantes quant à la tenue des délais.