Gap : après la fermeture du Gorille, ADMA poursuit les concerts
Depuis la fermeture du Gorille en janvier 2026, l'association ADMA, anciennement Auprès de mon arbre, organise toujours des concerts à Gap et dans le département, grâce à des partenariats avec des lieux de diffusion existants. Public et bénévoles sont toujours au rendez-vous.
En janvier 2026, ADMA rend les clefs du Gorille, le bar associatif qu'elle gérait à Gap. Pour autant, pas question d'abandonner les concerts. L'équipe lance alors « Y a plus de murs », une programmation itinérante.
Une nouvelle façon de faire
Privée de sa salle, l'association a su rebondir en misant sur des partenariats locaux. « Pour maintenir cette programmation, on s'est appuyé sur des lieux de diffusion existants, bien qu'ils ne soient pas forcément destinés à l'organisation de concerts » explique Camille, membre d'ADMA.
La première date de cette nouvelle aventure a eu lieu en avril dernier dans le Champsaur, à Saint-Michel-de-Chaillol, salle du Fayore, avec Marta et des DJ du collectif local La Zinzaïe. Depuis, les concerts se sont succédés. En juin, ADMA s'est associée à la Cinémathèque d'images de montagne de Gap, pour accueillir le groupe Bakir et la DJ Donna Dönner des Louves du Groove. En juillet, à l'occasion des Nocturnes de Gap, la programmation s'est invitée dans la rue Jean-Eymar avec le set de La Scandaleuse, avant ce 16 octobre, une nouvelle date au théâtre La Passerelle, avec Ashinoa.
Auprès de mon arbre devient ADMA
Nouveau nom, nouveau look : Auprès de mon arbre devient ADMA. Clément, membre de l'association, raconte : « Il y avait cette idée de faire une rupture. On voyait qu'il y avait un changement nécessaire après le Gorille. Tout le monde nous appelait déjà ADMA, donc on ne s'est pas trop posé la question, on est partis là-dessus. » Et avec ce nouveau nom, l'équipe en a profité pour revoir toute l'identité visuelle de l'association : « L'objectif, c'était de mettre un gros coup de modernité, avec des grosses couleurs qui flashent, des trucs qui bougent, un logo qui danse, et puis la typo choisie qui est assez identifiable et marquante. Et pour l'instant, de ce que j'ai entendu, ça plaît pas mal ! »
Au-delà de ces changements d'image, c'est l'organisation des concerts qui a évolué. Sans salle attitrée, les bénévoles doivent désormais construire chaque soirée avec d'autres acteurs locaux. « Maintenant, on raisonne plus sur des logiques partenariales. On est obligé de faire à plusieurs, sinon on ne pourrait pas exister » souligne Camille. « C'est intéressant de faire avec d'autres acteurs locaux, de faire un maillage différent ; pour ces acteurs, c'est aussi un moyen de mixer les publics. C'est le gros changement dans ADMA, une logique beaucoup plus partenariale qui fait sens aussi dans un territoire comme le nôtre. »
L'espoir de retrouver une salle à Gap
Malgré la fermeture du Gorille, les habitués continuent de suivre les concerts, et ce même dans le Champsaur : « Pour cette première date, on avait vraiment des doutes. On ne savait pas si on allait être suivis ou pas. Et finalement, le public a toujours été au rendez-vous.»
Même son de cloche du côté des bénévoles : « L'énergie est toujours là ». ADMA compte une trentaine de bénévoles actifs et près de 400 adhérents à l'association. « C'est ce qui nous pousse à continuer : le public est là, comme les bénévoles. On sent qu'il y a un besoin d'avoir accès à des concerts de qualité ici à Gap, mais aussi au-delà. »
Si cet élan permet de maintenir des concerts réguliers, il ne remplace pas un lieu permanent. ADMA souhaite donc retrouver, à terme, une salle où proposer davantage de dates. L'équipe de l'association a ainsi rencontré le maire de Gap, Roger Didier, pour lui présenter l'évolution de son activité et lui faire part de cette volonté. « À Gap, il n'y a pas beaucoup de possibilités. Ce qu'on cherche, c'est une vraie salle de concert, mais pour l'instant ça n'existe pas. Ça reste un objectif à long terme de retrouver un lieu dans lequel on pourrait mettre beaucoup plus de rythme dans la programmation » précise Clément.
En attendant, ADMA prévoit de poursuivre ses partenariats en 2027, à Gap et ailleurs. Une prochaine soirée est déjà annoncée le 13 novembre au Tempo, à Gap, avec un plateau presque entièrement féminin. Et pour ne rien rater de l'actualité de l'association, rendez-vous sur ses réseaux sociaux.
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