« La mer est le principal réceptacle de toutes les pollutions de la terre »
En Méditerranée, l’afflux de plastique et de médicaments consommés par les humains à terre constitue deux sources de pollutions qui impactent la biodiversité. La posidonie, « organisme le plus ancien sur Terre », a quant à elle du mal à se remettre des dégâts infligés par les ancres de navires.
« C'est le trésor de la Méditerranée » : la posidonie, une plante à fleur qui s’est adaptée au milieu sous-marin, joue un rôle majeur pour la biodiversité, le stockage du carbone et la protection du littoral.
Mais les menaces sont nombreuses. S’il suffit de quelques minutes à une ancre de navire pour la détruire en dépit de sa protection, sa restauration est bien plus longue, « de trente à cinquante ans », explique Françoise Loquès, biologiste experte en environnement marin.
La mer, réceptacle des pollutions
Au-delà du cas de la posidonie, d’autres phénomènes affectent la biodiversité en Méditerranée : les diverses pollutions. En effet, « la mer est le principal réceptacle de toutes les pollutions de la terre ».
Françoise Loquès a notamment étudié l’impact du plastique et des médicaments, rejetés par les humains et qui atteignent les organismes marins. Ses études ont par exemple mis en évidence le stockage par des moules de microplastique et la présence d’anti-inflammatoires dans la chair de poissons sauvages.
L'impact des plastiques et des médicaments sur les espèces reste difficile à isoler, les organismes étant exposés à plusieurs pollutions. Mais dans tous les cas « plus un milieu est contaminé et plus il risque d'y avoir de problèmes de comportement de l'animal », résume la biologiste.