La Méditerranée abrite une biodiversité unique, mais qui se trouve à la merci du réchauffement des eaux, des pollutions et des espèces invasives.
« Il y en a à peu près trente pour cent » : la Méditerranée abrite de nombreuses espèces endémiques, dont la posidonie, véritable « forêt sous-marine », décrit Patrick Lelong, biologiste marin retraité de l’institut océanographique Paul Ricard.
Des équilibres fragilisés
Mer quasi fermée, elle est particulièrement fragile face au réchauffement climatique, aux pollutions et à l’arrivée d’espèces non indigènes. Ces dernières, provenant par exemple de la Mer Rouge, contribuent à transformer les écosystèmes. « Une augmentation de la biodiversité, c'est toujours bien. Mais évidemment, ces espèces nouvelles qui arrivent, elles peuvent aussi provoquer des dégâts. » Quant au réchauffement, il est d’environ 0,4 °C par décennie depuis 1980 pour les eaux de surface.
Sur ce dernier point, pas de mystère : pour Patrick Lelong, « il faut agir au niveau mondial » sur les émissions de gaz à effet de serre.