Gap : l'OPH 05 inaugure la réhabilitation du Forest d'Entrais I
Dans le quartier du Haut-Gap, l'Office public de l'habitat des Hautes-Alpes (OPH) inaugure la réhabilitation de la résidence Le Forest d'Entrais I. Lancés en 2025, les travaux ont concerné 45 logements et deux bureaux répartis dans deux bâtiments. Isolation et rénovation des façades : l'objectif est d'améliorer le confort des locataires et de réduire la consommation énergétique.
Des façades aux couleurs plus vives, des logements mieux isolés : les immeubles affichent un nouveau visage. Et les habitants commencent à mesurer les effets des travaux. Aïcha, résidente depuis 1975, constate déjà une différence : « Ma facture d'électricité a quasiment été divisée par deux. On ressent aussi l'amélioration de l'isolation, les logements sont beaucoup moins froids qu'avant. »
Même satisfaction pour Maïwenn, qui apprécie autant les nouvelles couleurs que l'isolation de son nouveau logement : « On n'entend pas les voisins et on ne sent pas le froid. » Arrivée au cours de l'été, la jeune femme souhaite s'installer sur le long terme dans le quartier.

Mais le chantier n'a pas été de tout repos. Jacqueline, résidente, se souvient de plusieurs mois contraignants : « Ils nous avaient emmaillotés tout autour avec du plastique. Les fenêtres étaient fermées et les volets scotchés pour qu'on ne puisse pas les ouvrir. Ça a été long et dur. » Les échafaudages sont restés en place près d'un an et demi. Malgré ces désagréments, certains habitants saluent l'accompagnement proposé pendant le chantier, avec des réunions et des informations régulières sur les différentes étapes.
Une consommation énergétique réduite
Au-delà du ravalement des façades, l'enjeu est énergétique. Selon l'OPH, la consommation des logements devrait diminuer de 64 à 67 %. Leur étiquette énergétique est passée de E à C, voire B pour certains.
Pour Carole Chauvet, présidente de l'OPH, la rénovation énergétique est devenue une priorité pour le bailleur social, notamment face aux exigences de la loi Climat et Résilience. Une amélioration qui doit permettre aux locataires de consommer moins, même si la hausse des prix de l'énergie limite les économies ressenties sur les factures. « Si on n'avait pas fait ces réhabilitations, ce serait encore pire », souligne-t-elle.
Un investissement de plus de 2,2 millions d'euros
Cette opération représente un investissement de 2 253 500 euros. Le financement repose notamment sur 394 441 euros de subventions (environ 64 000 pour l' Agence nationale pour la rénovation urbaine et 330 000 pour le Fonds européen de développement régional), 1 380 232 euros d'emprunts auprès de la Banque des Territoires et d'Action Logement, ainsi que 478 824 euros de fonds propres de l'OPH.
Un montant conséquent dans un contexte de hausse des coûts de construction et de rénovation. Pour Christophe Aloisio, directeur général de l'OPH, les subventions, notamment celles du FEDER, ont été déterminantes : « Sans une subvention aussi importante, le projet aurait été totalement déséquilibré, voire remis en question. On a une ambition particulièrement forte en matière de réhabilitation, mais le coût de la rénovation, comme celui de la construction, ne cesse d'augmenter. On reste optimiste parce que les besoins sont importants. » Une difficulté qui concerne aussi les autres opérations du bailleur, qui ne bénéficient pas toutes de financements spécifiques. Du côté des locataires, les loyers sont appelés à augmenter, dans une limite annoncée de 5 %.
Cette réhabilitation s'inscrit dans le programme de renouvellement urbain du Haut-Gap, engagé en 2016. D'autres immeubles doivent encore être rénovés et de nouveaux logements, reconstruits. Lors de l'inauguration, le maire Roger Didier a rappelé les besoins importants en logements sociaux sur le territoire, plaidant pour de nouvelles constructions. L'ambition affichée : faire du Haut-Gap « un quartier d'excellence ».
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