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​À Briançon, près de 380 nouveaux logements seront créés d’ici 2030 sur le site de l’ancien sanatorium Rhône-Azur

Lancé il y a quatre ans, le projet de réhabilitation de l’ancien sanatorium Rhône-Azur, sur les hauteurs de Briançon, est en passe de concrétisation, pour une livraison prévue en 2030. Géré par un partenariat public-privé, le projet prévoit de transformer la friche sanitaire en un véritable lieu de vie.

Rhône-Azur, le dernier sanatorium français

Créé en 1957 et implanté sur 25 000 m² de terrain sur les hauteurs de Briançon, Rhône-Azur a été le dernier sanatorium construit en France métropolitaine, avant la généralisation du traitement de la tuberculose par les antibiotiques. Le bâtiment sera alors reconverti en établissement de soins et de réadaptation post-hospitalisation. Définitivement fermé en 2015, il sera laissé à l’abandon (plus d’informations historiques ici).

Pour l’anecdote, le bâtiment central (appelé le Vaisseau ou le Paquebot) a été utilisé comme décor du commissariat de police factice de la série Alex Hugo diffusée sur France Télévision.

380 nouveaux logements, dont une partie réservée aux Briançonnais

La municipalité de Briançon a souhaité transformer cette friche sanitaire en un nouveau lieu de vie. Le projet de réhabilitation comporte deux parties distinctes :

  • le Vaisseau : c’est le bâtiment central, en béton armé et haut de huit étages, il a été classé bâtiment historique en 2022 (suite à une demande de la municipalité), ce qui implique des contraintes pour la construction et la commercialisation. « Les logements ne peuvent être vendus qu’avec la défiscalisation monument historique, qui oblige à de la location en résidence principale pendant neuf ans », explique Arnaud Murgia, maire de Briançon
  • le Parc : le projet est d’y construire 6 bâtiments neufs de 1000 m² chacun, en remplacement des deux bâtiments datant des années 1970.

« Au total, 377 logements sont prévus, détaille Emilie Sopena, architecte chargée de projet, dont 170 dans le Vaisseau. »

Selon le site de la ville de Briançon, le projet prévoit qu’une part des logements sera réservée « à la mixité sociale et accessibles aux Briançonnais », grâce au prêt social location-accession ou au bail réel solidaire.

Outre le logement, d’autres aménagements sont prévus pour faire du site un véritable lieu de vie : commerces, crèche, centre médical, salle de spectacles… les derniers arbitrages sont en cours.

Un partenariat public-privé pour mener à bien le projet

La ville de Briançon, propriétaire du site, a mandaté l’Etablissement Public Foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur pour mener à bien le projet de réhabilitation.

Les prestataires ont été choisis en juillet 2024 :

  • l’agence d’architecture Wilmotte&Associés appuyée par Nathalie d’Artigues, architecte du patrimoine pour la conception du projet (ce duo est également en charge du projet de réhabilitation de l’usine de la Schappe en vue des JO 2030)
  • Histoire&Patrimoine pour la conduite du chantier
  • Cogedim Grenoble pour la promotion et la commercialisation.

Le dépôt des permis de construire, initialement prévu pour fin 2024-2025, est désormais attendu pour l’automne 2026, pour une livraison programmée en 2030. « On voit le bout du tunnel sur ce dossier, se félicite Arnaud Murgia. On est maintenant à la veille du dépôt de permis, de la commercialisation et du démarrage du projet. »

Le coût des travaux est aujourd’hui estimé à 100 millions d’euros (initialement 85), financé par des investisseurs privés, d’où « une opération blanche budgétaire pour la Ville de Briançon », promet la municipalité.